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Top 10 des plus belles trouvailles réalisées en Angleterre avec un détecteur de métaux

23 juil.
30 min de lecture

(trésors Angleterre

trésor détecteur de métaux

plus belles découvertes détecteur)


Trouver une monnaie ancienne est déjà un moment extraordinaire. Mais parfois, un simple signal sous quelques centimètres de terre conduit à une découverte capable de modifier notre compréhension de l’histoire.

L’Angleterre occupe une place particulière dans l’univers de la détection de métaux. Ses terres ont connu les peuples celtes, l’occupation romaine, les royaumes anglo-saxons, les incursions vikings et la conquête normande. Cette succession de civilisations a laissé dans le sol des monnaies, des bijoux, des objets militaires et des dépôts exceptionnels.

Le pays possède également un système structuré de déclaration et d’enregistrement des découvertes. En 2023, environ 95 % des trouvailles officiellement reconnues comme trésors en Angleterre, au pays de Galles et en Irlande du Nord avaient été découvertes grâce à la détection de métaux.

Voici l’histoire de dix découvertes parmi les plus impressionnantes jamais réalisées par des détectoristes sur le sol anglais.


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10. Les Torques en or de Leekfrith (2016)


📍 Staffordshire


En décembre 2016, deux amis, Joe Kania et Mark Hambleton, prospectent tranquillement dans un champ lorsqu'un signal particulièrement intéressant apparaît.

Après quelques coups de pelle, ils découvrent un magnifique bijou en or.

Quelques heures plus tard, un deuxième, puis un troisième apparaissent.

Ils viennent de mettre au jour les plus anciens bijoux celtiques en or jamais découverts en Grande-Bretagne.

Les archéologues datent ces torques entre 400 et 250 avant J.-C. Ils auraient probablement appartenu à des membres d'une élite celtique particulièrement puissante.

Ces bijoux témoignent également des liens commerciaux entre la Grande-Bretagne et le continent européen.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Plus de 2 300 ans d'ancienneté.

  • Bijoux d'une qualité exceptionnelle.

  • L'une des plus importantes découvertes celtiques modernes.


trésor

Leekfrith torcs


9. Le trésor Viking de Watlington (2015)


📍 Oxfordshire



James Mather effectue une sortie ordinaire lorsqu'il trouve quelques monnaies en argent.

Au lieu de continuer à creuser, il fait immédiatement appel aux archéologues.

Il avait bien fait.

Sous ses pieds se cachait un trésor viking datant des années 870.

Le dépôt contenait :

  • plus de 200 monnaies ;

  • des lingots d'argent ;

  • des bijoux vikings ;

  • des fragments d'or.

Certaines monnaies représentent Alfred le Grand.

Cette découverte a permis aux historiens de mieux comprendre les rapports de pouvoir entre les royaumes anglo-saxons et les Vikings.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Elle a modifié certaines interprétations historiques.

  • Elle date de l'époque d'Alfred le Grand.

  • Elle montre l'immense richesse des Vikings.


De l'or
Viking treasur

8. Le Joyau de Middleham (1985)


📍 Yorkshire


Ted Seaton détecte près du château de Middleham lorsqu'il obtient un signal.

Il sort alors de terre un superbe pendentif médiéval en or serti d'un immense saphir.

Le bijou est absolument magnifique.

Les spécialistes pensent qu'il appartenait probablement à un personnage extrêmement important du XVe siècle.

Le château voisin était notamment lié au roi Richard III.

L'objet sera finalement évalué à plusieurs millions de livres sterling.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Un des plus beaux bijoux médiévaux jamais découverts.

  • Une valeur historique immense.

  • Un travail d'orfèvrerie exceptionnel.


Pendentif en or
Pendentif en or serti

Le pendentif de Middleham XVe siècle, a été trouvé en 1985, près du château par un homme appelé Ted Seaton avec son détecteur de métaux.

Le bijou en forme de losange mesure 6,4 cm x 4,8 cm et pèse 68 grammes.


or medieval
zoom du pendentif en or

Il présente des scènes bibliques avec une Trinité, Crucifixion du Christ et la représentation de Dieu de Père et le tétragramme YHVH sur l’avers avec la phrase en latin : « Ecce Agnus Dei qui tollis peccata mundi … miserere nobis » – « Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, prends pitié de nous ». Le terme gravé « Ananizapta » peut être considéré comme un mot magique qui pouvait protéger les femmes des risques de l’accouchement, de la stérilité ou de l’épilepsie.

L’autre côté présente une Nativité, naissance du Christ avec un crèche complète avec Marie, Joseph, l’enfant Jésus, le bœuf et l’âne et même l’étoile de Bethléem. Quinze saint sont représentés tout autour du revers du pendentif, certains portants leurs attributs, ce qui permet de les reconnaître : Saint Pierre, Saint George, Sainte Barbara, Sainte Marguerite d’Antioche, Catherine d’Alexandrie, Dorothée de Césarée, Sainte Anne, probablement également Saint Augustin d’Hippone, Saint Nicolas de Myre, Saint Jérôme, Saint Antoine de Padoue, Sainte Agnès, Sainte Cécile, Sainte Claire d’Assise et Sainte Hélène ou Sainte Brigitte de Suède. Ce pendentif était donc placé sous la « haute protection » de tous ces saints.


zoom pendentif en or
Détails du pendentif en or

C’est un pendentif qui s’ouvre, et qui contenait trois morceaux de tissus en soie. Il s’agissait donc d’un reliquaire. Le gros saphir bleu était en lien avec la Vierge et le ciel, dont le bleu est la couleur. On croyait aussi que le saphir sous la représentation d’un crucifix pouvait protéger contre diverses maladies, telles que les ulcères, les problèmes de vision, des maux de tête ou encore le bégaiement.

Ce bijou aurait pu appartenir à Anne Beauchamp (1426-1492), veuve de Richard Warwick, « le Faiseur de Rois – the Kingmaker« , la belle-mère de Richard III d’Angleterre, dont la présence dans le château de Middleham est attestée avec certitude en 1473, à l’occasion de la naissance du fils unique de Richard.

D’autres propriétaires possibles pouvaient être Cecily Neville, la mère de Richard III, ou encore Anne Neville, son épouse.

Le pendentif est actuellement exposé au Musée d’York, dans le Nord de l’Angleterre. Le musée d’York avait pu l’acquérir en 1992 pour 2.5 millions de livres sterling, en utilisant les fonds recueillis par un appel public, dont 1,7 million de livres sterling du National Heritage Memorial Fund, 350 000 livres sterling de John Paul Getty Junior qui était un philanthrope britannique et collectionneur de livres, 180 000 livres sterling de le National Art Collections Fund , 75 000 £ du Headley Trust, 60 000 £ du Victoria and Albert Museum, 25 000 £ de la Goldsmith’s Compagny, et 20 000 £ donnés par des membres du public. Il y a également eu des dons du North Yorkshire County Council, de la Société Richard III et de la Fondation Wolfson.

Le pendentif est exposé de manière permanente au Musée d’York et une copie peut être admirée au château de Middleham.

C’est l’un de plus beaux exemples de joaillerie médiévale anglaise du XVe siècle. Il est possible que des perles aient bordées le pendentif.


pierre précieuse saphir
Pierre précieuse

7. La Coupe en or de Ringlemere (2001)


📍 Kent


Cliff Bradshaw détecte dans un champ lorsqu'il découvre une étrange pièce écrasée.

Les spécialistes comprendront plus tard qu'il s'agit d'une coupe en or vieille de plus de 3 500 ans.

Seulement quelques objets comparables existent en Europe.

Elle aurait probablement servi lors de cérémonies religieuses ou de rituels importants.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Plus de 3 500 ans d'ancienneté.

  • Une rareté absolue.

  • Témoignage direct de l'âge du Bronze.

coupe en or
Coupe en or

La coupe de Ringlemere est un objet en or datant de l'âge du bronze découvert en 2001 dans le tumulus de Ringlemere, près de Sandwich (Kent), en Angleterre. Elle a été très endommagée lors du labourage du champ où elle a été trouvée.

La coupe ressemble à un vase de la culture de la céramique cordée (vers 2300 av. J.-C.), mais est beaucoup plus récente. Seules cinq coupes similaires ont été retrouvées en Europe, toutes datant de 1700 à 1500 av. J.-C.

Il semble que la coupe ne fasse pas partie d'un mobilier funéraire, mais ait servi d'offrande votive. Aucune sépulture contemporaine de la coupe n'a été découverte dans le tumulus, seulement des sépultures plus récentes, de l'âge du fer, ainsi qu'un cimetière saxon.

La coupe a été découverte par Cliff Bradshaw, à l'aide d'un détecteur de métaux. Selon la procédure indiquée par le Treasure Act, il a déclaré sa découverte au coronerlocal. Le Portable Antiquities Scheme a déclaré cette découverte Treasure Trove en 2002, ce qui signifie qu'il a été caché dans l'intention d'être récupéré plus tard. La coupe a été achetée par le British Museum, pour la somme de 270 000 £, qui a été partagée entre le découvreur de la coupe et les propriétaires du terrain.



6. Le Casque romain de Crosby Garrett (2010)


📍 Cumbria


Un détectoriste découvre plusieurs morceaux de métal.

Une fois restaurés, ils forment un incroyable casque de cavalerie romaine.

Le casque possède un magnifique visage humain ainsi qu'un griffon au sommet.

La pièce sera vendue aux enchères pour environ 2,3 millions de livres sterling.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • L'un des plus beaux objets romains jamais trouvés.

  • Casque quasiment unique au monde.

  • Une véritable œuvre d'art.


casque époque romaine bronze
Casque romain en bronze

Anno CCXLVIII, c’est-à-dire année 248. Une ala – unité de cavalerie – d’élite est inspectée par son officier supérieur près de la frontière Nord de la Britannia. Les cavaliers romains défilent cuirassés et vêtus de rouge, lances et bouclier au poing, avant de faire virevolter leurs montures pour imiter une bataille. Les plus riches d’entre eux ont coiffé leurs masques, dont les purs visages grecs recouverts d’argent fascinent le petit garçon breton qui assiste au spectacle depuis la route. Profitant de l’inattention des légionnaires qui se reposent à l’issue de la parade, il vole le plus beau masque et le rapporte chez lui, épouvantant son père, qui enfouit immédiatement l’objet après l’avoir, dans sa panique, tassé au fond du trou.

Pour imaginaire qu’elle soit, cette anecdote est plausible, car à Crosby Garrett, au Sud du mur d’Hadrien (l’ancienne frontière fortifiée romaine au Nord de l'Angleterre), un garçon armé d’un détecteur de métaux a découvert au printemps 67 fragments de l'un de ces masques, que les cavaliers romains utilisaient pendant les hippica gymnasia, c'est-à-dire les parades régulièrement organisées au sein de la cavalerie romaine. Restauré, il s’est révélé presque complet.

Haut d’environ 40 centimètres, l’objet, forgé dans un alliage à base de cuivre, comporte un casque en forme de bonnet phrygien complété par un masque facial représentant un visage de jeune homme de type grec, glabre mais entouré de trois rangée de boucles de cheveux frisés. Il est probable que le visage était couvert d’argent, mais que les cheveux et le casque apparaissaient sous la couleur naturelle du bronze. Tandis que de fins sourcils sont évoqués par une rainure martelée, les paupières sont soigneusement formées et les iris représentés des anneaux percés fixés dans les trous servant de visière. Les narines sont percées et les lèvres pleines très légèrement séparées. La forme de bonnet phrygien du casque est exceptionnelle, comme l’est la figurine de griffon, une patte relevée, reposant sur une amphore qui orne son sommet (le seul autre exemple connu serait, selon une lettre écrite au XIXe siècle, un autre casque de parade orné d'un « sphinx » trouvé à Ribchester, où se trouvait une garnison romaine).

D’autres casques de parade comparables ont été trouvés dans une vaste aire allant de l’Algérie à l’Allemagne, partout où ont été stationnées des unités romaines équestres d’élite, avec une plus grande concentration le long du limes (la frontière continentale de l'Empire romain, qui va des Pays-Bas jusqu’à la vallée du Danube). Le trésor du fort de Straubing en Bavière, par exemple, est un cas très intéressant, car trois visages des six casques de parades qu'il comporte sont de type orientaux et trois autres de type classique, ce qui est indicateur du recrutement varié des alae. Portés uniquement pour la parade, ces casques étaient des objets de grande valeur que les cavaliers d’élite se faisaient fabriquer pour exprimer leur statut. Celui de Crosby Garrett est manifestement de type classique, bien que sa forme phrygienne le relie à l’Orient.

Une telle trouvaille devrait intégrer rapidement un musée national, mais la loi britannique ne réserve ce sort qu’aux trésors scientifiques… en or ou en argent ! Le masque de Crosby Garrett vient donc d’être mis aux enchères par le commissaire priseur Christies à un prix indicateur de 300 000 livres sterling (environ 350 000 euros). Les conservateurs et archéologues d’Angleterre sont atterrés, car ce masque de parade est le troisième jamais découvert en Grande-Bretagne, et l’un des mieux conservés au monde. Le musée cumbrien d’art et d’histoire Tollie House, en particulier, aimerait conserver le masque. Un donateur a déjà offert 50 000 livres, qu’il paiera à condition que le public apporte au moins autant de son côté. Plus de 25 000 livres auraient été levées en quelques jours, mais il en faudrait, selon le musée, au moins 80 000 pour parvenir à convaincre les institutions de donner le reste…


5. Le trésor de Frome (2010)


📍 Somerset


Dave Crisp détecte un signal puissant.

En creusant, il découvre des centaines de monnaies romaines.

Puis des milliers.

Au total :


52 503 monnaies romaines !


Le trésor se trouvait dans un énorme récipient enfoui depuis près de 1 700 ans.

Il s'agit de l'un des plus grands dépôts monétaires romains jamais découverts en Europe.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Plus de cinquante mille monnaies.

  • Une valeur scientifique énorme.

  • Un trésor romain monumental.


trésors de pièces
trésor romain

J'ai eu l'occasion de rencontrer cet homme , vous pouvez retrouver la vidéo de la rencontre ici !



Le trésor de Frome est un trésor de 52 503 pièces de monnaie romaine découvert en avril 2010 à l'aide d'un détecteur de métaux par Dave Crisp, près de Frome, dans le Somerset en Angleterre. Les pièces étaient rassemblées dans un vase en céramique de 45 cm de diamètre. L'ensemble est daté des années 253 à 305. La plupart des pièces sont de bronze et d'argent. Ce dépôt monétaire est l'un des plus importants jamais trouvé en Grande-Bretagne. Il est également remarquable par son contenu qui comprenait le plus vaste ensemble jamais trouvé de monnaies émises sous Carausius, usurpateur romain ayant régné indépendamment sur la province romaine de Bretagne de 286 à 293. Le musée de Somerset dans le Taunton, grâce à une subvention de la National Heritage Memorial Fund (NHMF), a acquis le trésor officiellement évalué à 320 250 £.


Découvertes et fouilles

Découverte


Le trésor a été découvert le 11 avril 2010, lors d'une prospection par détecteur de métal de Dave Crisp dans un champ près de Frome où il avait déjà trouvé deux jours avant des monnaies romaines d'argent, des siliques de l'époque de Constance II. Ces quelques pièces étaient finalement au nombre de 62 et devaient sans doute être les restes d'un trésor dispersé dont 111 monnaies avaient déjà été trouvées sur ce même terrain en 1867. Alors qu'il continuait de prospecter pour trouver d'autres monnaies, Crisp reçut ce qu'il appela un « drôle de signal »[1]. Il se mit à creuser, quand ayant atteint 35 cm de profondeur, il tomba sur un groupe dense de monnaies puis sur le haut d'une poterie. Prenant conscience qu'il venait de trouver un trésor monétaire, il s'arrêta de creuser et reboucha son trou.


Fouilles


Le 15 avril, Dave Crisp avertit Katie Hinds, du Portable Antiquities Scheme du Wiltshire, de sa découverte. Le 22 avril, celle-ci fait venir Anna Booth et Alan Graham sur le site. La fouille, menée par Graham, archéologue indépendant, assisté par Hinds, Booth, Crisp et les membres de la famille du propriétaire du terrain. L'extraction aura duré trois jours jusqu'au 25 avril.

Graham fait d'abord creuser une tranchée de 1,5 mètre autour du petit trou que Crisp avait déjà réalisé, ce qui permet d'identifier la fosse dans laquelle la poterie avait été déposée. Un petit bol noir bruni renversé sur l'embouchure du vase servait de couvercle. On commença par retirer toute la terre autour du vase. Mais celui-ci était brisé et trop fragile pour être extrait en une seule fois, comme il aurait été préférable. On décida donc d'extraire les monnaies sur place. Les pièces ont été retirées sur douze couches clairement notifiées pour éventuellement déterminer un ordre chronologique dans le dépôt. Il fallait vérifier si les pièces au fond du vase étaient plus anciennes que celles au-dessus. Les pièces ont été recueillies dans 66 sacs étiquetés, pour total final de 160 kgde monnaie. Graham réalisa les fouilles et enregistra les découvertes, pendant que les autres mirent les pièces en sacs.


Restauration


Le 26 avril, Sam Moorhead, spécialiste en âge du fer et en numismatique romaine au British Museum, et Roger Bland, chef du Département des trésors au British Museum, se rendent à Frome pour recueillir et rapporter les pièces découvertes au British Museum de Londres. Pendant près de six semaines, la restauratrice Pippa Pearce lave et sèche les monnaies pour les stabiliser[2]. Mais aucune restauration complète n'est réalisée, à cause du coût supplémentaire de 35 000 £ qu'elle aurait engendré.


Le contenu


Le trésor comprenait 67 types monétaires distincts datés de 253 à 305. La grande majorité des pièces sont fabriquées à partir de bronze, mais cinq d'entre elles sont faites d'argent pur.

Sur 52 503 pièces de monnaie trouvées, 44 245 ont été identifiées, le reste étant classé à titre provisoire comme « illisible » jusqu'à ce que le nettoyage et la restauration soient terminés. Parmi les pièces identifiables, 14 788 ont été frappées dans l'Empire romain central, 28 377 ont été frappées sous l'indépendant Empire des Gaules, et 766 ont été frappées sous l'Empire breton de Carausius. Environ 5 % des pièces identifiées à ce jour sont de la période de Carausius, qui a gouverné la Bretagne de 286 à 293. Mais les pièces les plus remarquables sont ces cinq deniers d'argent émis par Carausius, qui sont les seules monnaies d'argent pur frappées dans toute l'Empire romain à cette époque.


Thésaurisation ou dépôt votif ?


La plupart des trésors monétaires romains sont des thésaurisations, c'est-à-dire des monnaies stockées dans le but d'être récupérées plus tard. Mais ici, Sam Moorhead suggère qu'étant donné le poids important du vase et la difficulté qu'aurait représenté son extraction, il aurait pu s'agir d'un dépôt votif communautaire. Autrement dit, ce trésor pourrait être une offrande aux dieux faites par une communauté.


Enquête et estimations


Une enquête a eu lieu le 22 juillet 2010 afin de déterminer le statut de la découverte. Il fut déclaré qu'il s'agissait bien d'un trésor, et devient par conséquent propriété de l'État britannique. Toutefois, selon les termes de la loi de 1996 sur les trésors, un musée peut acheter le trésor à un prix officiellement déterminé. L'argent sera reversé conjointement à l'inventeur du trésor et au propriétaire du terrain. Le musée de Somerset dans le Taunton a indiqué qu'il souhaitait acquérir le trésor.

En octobre 2010, le trésor a été évalué par un comité d'estimation à 320 250 £. Les fonds furent finalement réunis pour que le musée de Somerset puisse acheter le trésor. Les gains furent répartis par moitié entre David Crisp et Geoff et Anne Sheppard, propriétaires du terrain.


4. Le trésor de la Vallée de York (2007)


📍 Yorkshire


Un père et son fils détectent ensemble lorsqu'ils découvrent un récipient en argent.

À l'intérieur :

  • plus de 600 monnaies ;

  • des bijoux vikings ;

  • des lingots ;

  • des objets provenant de plusieurs pays.

Certaines monnaies viennent même du Moyen-Orient.

Ce trésor démontre à quel point les Vikings possédaient un immense réseau commercial.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Trésor international.

  • Témoignage du commerce viking.

  • Plus de mille ans d'ancienneté.


billon monnaies
trésor en billon

Le trésor de Harrogate est un ensemble de pièces d'orfèvrerie et de monnaie du haut Moyen Âge découvert en 2007 près de Harrogate, dans le Yorkshire du Nord, en Angleterre. C'est le plus important trésor de l'âge des vikings à avoir été mis au jour en Europe occidentale depuis le trésor de Cuerdale, en 1840. Les inventeurs du trésor sont les détectoristes David et Andrew Whelan.

Le trésor comprend 617 pièces de monnaie en argent, 67 objets en argent (principalement des lingots et des morceaux de bijoux, mais aussi cinq brassards) et un brassard en or. Tous ces objets se trouvaient dans un récipient en argent (probablement fabriqué en France ou en Allemagne vers 900) qui était lui-même enterré dans un coffre de plomb[3]. À l'exception de quelques deniers carolingiens et dirhams islamiques, les pièces proviennent toutes d'Angleterre. Certaines sont à l'effigie des rois anglo-saxons Alfred le Grand, Édouard l'Ancien et Æthelstan, ainsi que de l'archevêque de Cantorbéry Plegmund, tandis que d'autres, frappées par les souverains du royaume viking d'York, ne portent pour la plupart pas de nom de roi.

Sa valeur est estimée à 1 082 000 livres par le Treasure Valuation Committee. Il est acquis en 2009 par le York Museums Trust (en) et le British Museum avec le soutien financier de nombreux donataires, parmi lesquels le National Heritage Memorial Fund, The Art Fund et The British Museum Friends (en).



3. Le trésor de Chew Valley (2019)


📍 Somerset


Sept détectoristes effectuent une sortie lorsqu'ils trouvent quelques monnaies en argent.

Rapidement, ils comprennent qu'il s'agit d'un trésor exceptionnel.

Le dépôt contenait :


2 584 monnaies normandes et anglo-saxonnes.


Il date de l'époque de Guillaume le Conquérant et de la bataille d'Hastings.

Sa valeur dépasse aujourd'hui plusieurs millions de livres sterling.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Directement liée à la conquête normande.

  • L'un des trésors les plus précieux d'Angleterre.

  • Témoignage historique unique.


énorme trésor
trésor précieux

La découverte était purement fortuite. Sept chasseurs de trésor en herbe avaient mis la main sur un véritable trésor en voulant tester leurs détecteurs de métaux dans un champ situé dans la vallée de Chew, au sud-ouest de l’Angleterre. Par cette froide journée pluvieuse du 26 janvier 2019, ils avaient déterré des milliers de pièces en argent, datant de 1066 à 1068.

Quatre ans après, leur trésor a été acheté par le South West Heritage, un organisme de préservation et de gestion du patrimoine des comtés du Somerset et du Devon, pour 4,3 millions de livres sterling (environ 5,17 millions d’euros), ce qui en fait le trésor le plus précieux jamais découvert en Angleterre.


« Cette évaluation est principalement basée sur l’importance historique (du trésor), le caractère unique de la découverte, l’état et la collection des pièces et la rareté de certains exemplaires, plutôt que sur la valeur intrinsèque de l’argent », détaille le South West Heritage, dans un communiqué.

La moitié de la somme sera versée au propriétaire du terrain. L’autre moitié sera divisée entre les chasseurs de trésor, à l’origine de la découverte.



2. Le trésor de Hoxne (1992)


📍 Suffolk


C'est probablement l'histoire la plus incroyable.

Eric Lawes aide un ami à retrouver un marteau perdu.

À la place, il découvre :

  • 14 865 monnaies romaines ;

  • des bijoux en or ;

  • de la vaisselle en argent ;

  • plus de 200 objets précieux.

Le marteau sera finalement retrouvé lui aussi !

Le trésor date de la fin de l'Empire romain en Grande-Bretagne. Il fut probablement enterré par une riche famille qui ne revint jamais le récupérer.


Pourquoi cette découverte est exceptionnelle ?


  • Découverte totalement accidentelle.

  • Plus grand trésor romain de Grande-Bretagne.

  • A contribué à l'évolution de la législation britannique sur les trésors.


Hoxne trouvaille
trésor de Hoxne

Le trésor de Hoxne (prononcé /ˈhɒksən/, « hoxeune ») est le plus grand trésor d'or et d'argent de l'Antiquité tardive découvert en Grande-Bretagne et la plus grande collection de pièces de monnaie en or et en argent des ive et ve siècles découverte dans tout l'Empire romain. Il a été trouvé le 16 novembre 1992, dans le village de Hoxne, dans le Suffolk à l'aide d'un détecteur de métaux. Le trésor consiste en 14 865pièces de monnaie romaines de bronze, d'argent et d'or de la fin du ive et du début du ve siècle et environ 200 pièces de vaisselle en argent et bijoux en or. Ces objets sont conservés au British Museum, à Londres, où une partie du trésor est en exposition permanente. En 1993, le Treasure Valuation Committee a évalué le trésor à 1,75 million de livres sterling.

Le trésor a été enterré dans un coffret en chêne. Les objets en métal précieux étaient pour la plupart rangés par type dans des boîtes en bois plus petites, d'autres dans des sacs ou enveloppés dans du tissu. Des restes du coffret et des ferrures, telles que les charnières et les serrures, ont été découverts sur le lieu de fouilles. Les pièces de monnaie permettent de dater le trésor après l'an 407, qui coïncide avec la fin de la Bretagne en tant que province romaine. Le propriétaire du trésor et les raisons pour lesquelles il a été enfoui sont inconnus, mais il a été emballé avec soin et son contenu paraît conforme à ce qu'une famille très riche pourrait avoir possédé. Étant donné l'absence de grandes pièces d'argenterie et de quelques-uns des types de joyaux les plus communs, il est probable que le trésor ne représentait qu'une partie de la richesse de son propriétaire.

Le trésor de Hoxne contient plusieurs objets rares et importants, dont une chaîne en or et des poivrières d'argent. Ce trésor revêt aussi une grande importance archéologique car il a été exhumé par des archéologues professionnels, les objets étant intacts et très peu déplacés. Cette découverte a permis de rapprocher les chercheurs de trésors munis de détecteurs de métaux et les archéologues, et provoqué un changement de la loi sur les découvertes de trésors en Angleterre.


Histoire archéologique

Découverte et premières fouilles


Hoxne

Le village de Hoxne dans le Suffolk, est de l'Angleterre.

Le trésor a été découvert dans un champ, à environ 2,5 km au sud-ouest du village de Hoxne, comté du Suffolk, en Angleterre, le 16 novembre 1992. Peter Whatling, un fermier, avait perdu un marteau et demandé à son ami Eric Lawes, jardinier à la retraite et propriétaire d'un détecteur de métaux, de l'aider à le retrouver. En parcourant le champ avec le détecteur de métaux, Lawes découvre des cuillères en argent, des bijoux en or et de nombreuses pièces de monnaie en or et en argent. Après avoir rassemblé quelques-uns de ces objets, Lawes et Whatling rendent compte de leur découverte aux propriétaires du terrain (le Suffolk County Council) et à la police, sans essayer de déterrer davantage d'objets.

Le lendemain, une équipe d'archéologues locaux (membres de la Suffolk Archaeological Unit) débutent une excavation d'urgence du site. Le trésor est entièrement exhumé en un seul jour, de larges blocs de matériau intact sont enlevés pour étude ultérieure en laboratoire. La zone, dans un rayon de 30 mautour du lieu de la découverte, est passée au détecteur de métaux. Le marteau de Peter Whatling est retrouvé et donné au British Museum.

Le trésor était rassemblé en un seul lieu, dans les restes complètement décomposés d'un coffret en bois. Les objets avaient été rangés dans le coffret. Par exemple, les louches et les bols étaient empilés les uns dans les autres, et d'autres objets ont été retrouvés groupés comme s'ils avaient été dans une même boîte intérieure au coffret. Quelques objets ont été déplacés par des animaux et les labours, mais globalement les perturbations ont été faibles. Il a été possible de reconstituer la disposition originale des objets dans le coffret, et l'existence du coffret lui-même, grâce au signalement rapide de la découverte par Lawes, qui a permis son excavation par des archéologues professionnels.

Le trésor, déterré, est emporté au British Museum. La presse est informée de la découverte par des fuites et, le 19 novembre, le journal The Sun publie l'histoire en une, avec une photo de Lawes et de son détecteur de métaux. Bien que le contenu exact du trésor soit encore inconnu à ce moment, le journal affirme qu'il vaut 10 millions de livres sterling. En réponse à cette publicité inattendue, le British Museum tient une conférence de presse dans ses locaux le 20 novembre pour annoncer la découverte. Les journaux perdent rapidement leur intérêt pour le trésor, ce qui permet aux conservateurs du musée de le trier, le laver et le stabiliser sans autre interruption due à la presse. La première phase de nettoyage et de conservation du trésor est achevée un mois après la découverte.

Enquête et évaluation

Le 3 septembre 1993, une enquête est ouverte à Lowestoft, chef-lieu du district de Hoxne. Le trésor est déclaré treasure trove, ce qui signifie qu'il a été caché dans l'intention d'être récupéré plus tard. Selon la loi anglaise, tout objet déclaré treasure troveappartient à la Couronne si personne n'en réclame le droit de propriété. Cependant, à cette époque, l'usage est de récompenser toute personne qui a découvert et déclaré rapidement le trésor avec une somme d'argent égale à sa valeur marchande, payée par l'institution qui souhaite l'acquérir. En novembre 1993, le Treasure Valuation Committee évalue l'ensemble des objets à 1,75 million de livres, qui sont payés à Lawes, en tant que découvreur du trésor. Il partage sa récompense avec Peter Whatling. Trois ans plus tard, une nouvelle loi, le Treasure Act, rend obligatoire le partage à parts égales de la récompense entre le découvreur d'un trésor et le propriétaire du terrain sur lequel la découverte est effectuée.


Recherches archéologiques ultérieures


En septembre 1993, après que le champ a été labouré, le Service archéologique du Comté du Suffolk (Suffolk County Council Archaeological Service : SCCAS) le prospecte. Il découvre quatre pièces d'or et 81 d'argent, toutes étant considérées comme appartenant au même trésor. Du matériel médiéval et de l'âge du fer est aussi découvert, mais aucune preuve d'un établissement romain dans le voisinage.

En 1994, en réponse à des tentatives illégales de détection de métal près du lieu de la découverte, le SCCAS entreprend une nouvelle fouille du champ. Le trou où le trésor a été enterré est de nouveau creusé mais seul un trou de poteau est identifié dans le coin sud-ouest. Il se pourrait qu'il ait servi à planter un poteau destiné à marquer le lieu de la cache du trésor afin que ceux qui l'ont enterré puissent l'identifier dans le futur. Le sol est retiré sur une épaisseur de 10 cm et une superficie de 1 000 m2, à des fins d'analyse, et des détecteurs de métaux employés pour tenter de localiser d'éventuels artéfacts métalliques. Ces fouilles permettent de retrouver 335 objets datables de la période romaine, pour la plupart des pièces de monnaie, mais aussi d'autres ferrures de coffres ou coffrets. Une série de trous de poteaux de la fin de l'âge du bronze et du début de l'âge du fer, qui peuvent avoir formé une structure, est découverte. Cependant, aucun élément de structure de la période romaine n'est détecté.

Les pièces découvertes pendant la recherche de 1994 étaient disséminées suivant une ellipse centrée sur le lieu de découverte du trésor et orientée suivant un axe est-ouest de 20 m de long de chaque côté. Cette distribution peut être expliquée par le fait que le fermier avait entrepris, en 1990, un labourage profond de ce champ dans la direction est-ouest. Avant 1967 ou 1968, années où le champ a été défriché afin d'être mis en culture, le fermier avait labouré dans la direction nord-sud, mais l'absence de pièces au sud et au nord du lieu de la découverte suggère que le labourage d'avant 1990 n'a pas perturbé le trésor.

Objets découverts

Le trésor est principalement constitué de pièces d'or et d'argent et de bijoux, pour un total de 3,5 kg d'or et 23,75 kg d'argent. Il a été placé dans un coffret de bois, constitué en majorité — peut-être totalement — de chêne, dont les dimensions approximatives devaient être 60 cm × 45 cm × 30 cm. Dans ce coffret, certains objets étaient sans doute placés dans des boîtes plus petites en bois d'if ou de cerisier, d'autres étant emballés dans de la paille ou du tissu de laine. Le coffret et les boîtes intérieures ont presque entièrement pourri après avoir été enfouis, mais des fragments du coffret et ses ferrures ont été découverts pendant les fouilles. Les principaux objets découverts sont :

  • 569 solidi (pièces de monnaie) en or

  • 14 272 pièces d'argent, comprenant 60 miliarenses et 14 212 siliquae

  • 24 nummi (pièces de monnaie) de bronze

  • 29 bijoux en or

  • 98 cuillères et louches en argent

  • une anse d'argent en forme de tigresse

  • quatre bols d'argent et un petit plat

  • un gobelet d'argent ;

  • un vase ou petite cruche d'argent ;

  • quatre poivrières d'argent, dont la « poivrière de l'impératrice »

  • des articles de toilette, dont des cure-dents ;

  • deux fermetures en argent, restes de coffrets en bois ou en cuir ;

  • des traces de différents matériaux organiques, dont une petite pyxide en ivoire.


Pièces de monnaie


Vues pile et face d'un miliarense légerde Valens du trésor de Hoxne. Le revers porte la marque d'atelier SISCP de Siscia.

Le trésor de Hoxne contient 569 solidi d'or, frappés entre les règnes de Valentinien Ier(364–375) et Flavius Honorius (393–423) ; 14 272 pièces d'argent, dont soixante miliarenses et 14 212 siliquae, frappés entre les règnes de Constantin II (337–340) et Flavius Honorius ; et 24 nummi de bronze.

Au début du xxie siècle, le trésor de Hoxne est la découverte de pièces de la fin de la Bretagne romaine la plus significative. Il contient tous les types de monnaies majeurs de l'époque et de nombreux exemples de pièces d'argent rognées, typiques de la Bretagne romaine tardive. La seule découverte de Bretagne romaine avec davantage de pièces d'or est le trésor d'Eye, trouvé en 1780 ou 1781, dont il reste peu d'études. Le plus grand trésor exclusivement britto-romain est le trésor de Cunetio, avec 54 951 pièces du iiie siècle, mais ces pièces sont des radiates dévalués contenant peu de métal précieux. Le trésor de Frome, déterré dans le Somerset (sud-ouest de l'Angleterre) en avril 2010, contient 52 503 pièces frappées entre 253 et 305, également en majorité dévaluées, en argent ou bronze. Des amas de pièces romaines plus grands ont été découverts à Misrata en Libye et, semble-t-il, à Évreux en France (100 000 pièces) et Komin en Croatie (300 000 pièces).

Les solidi d'or sont tous proches de leur poids théorique de 4,48 g (1⁄72 d'une livre romaine). Le titre d'un solidus de cette période était de 99 % d'or. La masse totale des solidi du trésor est de presque exactement 8 livres romaines, ce qui suggère que les pièces ont été pesées et non comptées pour être rassemblées. L'analyse des siliquae donne des titres compris entre 95 % et 99 % d'argent, ce qui est le plus haut pourcentage connu après la réforme de la monnaie en 368. 428 des siliquae sont des imitations locales, généralement de grande qualité et avec autant d'argent que les siliquae officielles de cette époque. Cependant, une poignée d'entre elles sont des fourrées : des fausses pièces avec un cœur en métal ordinaire enveloppé d'une feuille d'argent.


Répartition historique et géographique de la frappe des monnaies

Hoxne

Trèves

Lyon

Arles

Milan

Ravenne

Rome

Aquilée

Siscia

Sirmium

Thessalonique

Constantinople

Cyzique

Nicomédie

Antioche

Répartition des lieux de frappe des pièces de monnaie trouvées dans le trésor de Hoxne.

Les pièces de monnaie sont les seuls objets du trésor de Hoxne pour lesquels un lieu et une date de fabrication peuvent être établis. Toutes les pièces d'or et beaucoup de pièces d'argent portent le nom et le portrait de l'empereur sous le règne duquel elles ont été frappées. La plupart montrent également un différent : une marque permettant d'identifier l'atelier de frappe, ce qui illustre le système romain d'ateliers monétaires régionaux produisant des pièces de format identique. Quatorze lieux de manufacture ont été ainsi repérés : Trèves (en Allemagne actuelle), Arles et Lyon(France), Ravenne, Milan, Aquilée et Rome (Italie), Siscia (Sisak en Croatie), Sirmium (Sremska Mitrovica en Serbie), Thessalonique (Grèce), Constantinople, Cyzique, Nicomédie et Antioche (Turquie).

Les pièces ont été frappées sous trois dynasties d'empereurs romains : les Constantiniens, les Valentiniens et les Théodosiens. Le système collégial de gouvernement de l'Empire (le Consortium imperii) impliquait que les associés impériaux frappaient les monnaies aux noms des uns les autres dans les ateliers sous leur juridiction. Les règnes simultanés d'empereurs d'Orient et d'Occident ont souvent permis des changements de types de monnaie qui peuvent être datés d'une partie d'un règne. Ainsi, il est possible de prouver que les pièces les plus tardives, frappées sous l'empereur d'Occident Flavius Honorius (393–423) et son concurrent usurpateur Constantin III (407-411), l'ont été au début de leurs règnes respectifs, car l'empereur d'Orient Arcadius(mort en 408) était encore vivant. Par conséquent, ces pièces fournissent un terminus post quem : la plus ancienne date possible pour le dépôt du trésor est 408.

Les siliquae du trésor de Hoxne ont été principalement frappées dans des ateliers occidentaux, en Gaule et en Italie. On ne sait pas si c'est parce que les pièces de l'Orient lointain parvenaient rarement en Bretagne par des échanges commerciaux ou parce que les ateliers orientaux frappaient rarement des siliquae. La production de pièces de monnaie semble avoir suivi la localisation de la cour impériale. Par exemple, la proportion de pièces originaires de Trèves est plus grande après 367, peut-être parce que Gratien a installé sa cour dans cette ville.


🏆 1. Le trésor du Staffordshire (2009)


📍 Staffordshire


Pour beaucoup de passionnés, il s'agit de la plus grande découverte jamais réalisée au détecteur de métaux.

Le 5 juillet 2009, Terry Herbert prospecte dans un champ récemment labouré.

Il découvre un premier objet en or.

Puis un deuxième.

Puis des dizaines.

Finalement, les fouilles révèlent :

  • plus de 4 000 fragments ;

  • environ 5 kg d'or ;

  • des centaines d'objets anglo-saxons ;

  • des garnitures d'épées ;

  • des pièces de casques ;

  • des décorations militaires en grenat.

Les spécialistes pensent qu'il pourrait s'agir d'un immense butin de guerre anglo-saxon datant du VIIe siècle.

Le trésor est tellement important qu'il a complètement transformé notre compréhension des guerriers anglo-saxons et de leur richesse.


Pourquoi cette découverte mérite la première place ?


✅ Plus grande découverte anglo-saxonne jamais réalisée.✅ Plusieurs millions de livres sterling.✅ Une découverte qui a réécrit l'histoire.✅ Le rêve absolu de tous les détectoristes.



épée en or anglo saxon
pommeau d'épée en or incrusté de pierres précieuse


Le trésor du Staffordshire est le plus important trésor d'or anglo-saxon découvert à ce jour. Découvert dans un champ du Staffordshire (Angleterre), il comprend environ 5 kgd'or (il constitue près de 75 % du métal du trésor) et 1,3 kg d'argent. Le dépôt se compose de plus de 1 500 objets, presque tous à caractère guerrier (plus de 300 garnitures de poignée d'épée, 92 pommeaux, 10 pendants d'épée...). Une première estimation date ces artefacts des viie et viiie siècles, à l'époque du royaume de Mercie. Les experts s'interrogent sur la raison d'être d'un tel dépôt, et s'il est d'origine chrétienne ou païenne.

D'une valeur estimée à 3,285 millions de livres sterling, il a été acheté par le Birmingham Museum & Art Gallery de Birmingham et le Potteries Museum & Art Gallery de Stoke-on-Trent.


Découverte


En juillet 2009, quelques fragments d'or ont été découverts par un amateur, Terry Herbert, sur les terres d'une ferme près de Lichfield, dans le Staffordshire[1],[2]. La découverte a été annoncée par Duncan Slarke, l'officier local du Portable Antiquities Scheme, et déclarée comme trésor par le coroner du South Staffordshire le 24 septembre, faisant de lui un bien de la Couronne britannique[3]. Sa valeur a été estimée à plus d'un million de livres[4].

Après sa découverte, le trésor a été récupéré par le Birmingham Archaeology, en association avec l'Université de Birmingham et le Staffordshire County Council. Du fait de l'importance de cette trouvaille, le site du trésor a été tenu secret, bien qu'on n'y ait trouvé aucune trace de sépultures, bâtiments ou autres structures[4]. La découverte a été rendue publique le 24 septembre, après la fin de l'enquête du coroner ; le site a simplement été indiqué comme « près de Burntwood »[5].

À la date du 24 septembre, 1 381 objets avaient été découverts, dont 864 pèsent moins de 3 grammes et 507 moins de 1 gramme. Une analyse aux rayons X de mottes de terre encore non examinées suggère qu'il reste des choses à découvrir. Une première analyse a établi que le trésor n'est pas lié à une inhumation[6]. Le trésor est constitué de près de 5 kg d'or et de 1,3 kgd'argent[7]. Il s'agit du plus important trésor anglo-saxon en or et argent découvert à ce jour, éclipsant en termes de quantité les 1,5 kg du trésor trouvé dans le bateau funéraire de Sutton Hoo en 1939[4].

Le 26 novembre 2009, le comité chargé d'évaluer le prix du trésor a estimé celui-ci à 3,285 millions de livres sterling ; somme qui devait être réunie par les musées avant le 17 avril 2010, sans quoi le trésor serait alors vendu à des acheteurs privés[8]. Les 3,285 millions seront partagés entre l'inventeur, Terry Herbert et le propriétaire du terrain, Fred Johnson[9].

Une souscription a été lancée auprès du public grâce à laquelle le trésor a été acquis par les musées de Birmingham et de Stoke-on-Trent avec l'aide de l'English Heritage[10].

Les objets ont été exposés au Birmingham Museum & Art Gallery jusqu'au 13 octobre 2009[11]. Du 3 novembre 2009 jusqu'au 17 avril 2010, le trésor a été en exposition au British Museum de Londres[12]. Depuis, une sélection des pièces les plus significatives du trésor est en exposition permanente au Birmingham Museum & Art Gallery (environ 60 pièces) et au Potteries Museum & Art Gallery de Stoke-on-Trent (environ 80 pièces). Ces collections devraient être étendues après que les aménagements nécessaires auront été réalisés.

L'analyse des pièces mises au jour devrait s'étendre sur une durée de cinq ans et, en novembre 2010, une soixantaine d'objets ont été analysés au C2RMF de Paris au moyen de l'accélérateur de particules Aglae[10].


Composition


Le trésor comprend plus de 1 500 objets[7]. On y trouve des décorations d'or et d'argent finement ouvragées, détachées des armes auxquelles elles appartenaient à l'origine, parmi lesquelles 66 anneaux de garde d'épée et de nombreuses plaques en or provenant de gardes, certaines avec des incrustations décrites comme des grenats zoomorphiques cloisonnés[13].

Le communiqué officiel du Trésor du Staffordshire indique que les seuls objets du trésor à visée visiblement non-militaire sont deux (peut-être trois) croix. Il manque quelques ornements à la plus grande de ces croix (certains sont présents, mais détachés), qui est autrement intacte : il s'agissait peut-être d'un crucifix d'autel, ou d'une croix processionnelle. Toutefois, elle est repliée, peut-être pour « la faire entrer dans un espace réduit » ; à moins qu'il s'agisse d'un signe que le dépôt fut réalisé par des païens. Le communiqué de presse note toutefois que « les chrétiens pouvaient tout aussi bien dépouiller les chapelles d'autrui »[7].

L'un des objets est une petite bande d'or, portant sur ses deux côtés une citation latine de l'Ancien Testament (Nombres 10:35) : surge dne disepentur inimici tui et fugent qui oderunt te a facie tua, que l'on peut traduire par « Lève-toi, Éternel, et que tes ennemis soient dispersés ; que ceux qui te haïssent fuient devant toi »[14]. En se basant sur l'usage de lettres onciales, Michelle Brown estime que le style de lettrage implique que l'objet date du viie siècle, ou du début du viiie, tandis qu'Elisabeth Okasha estime que l'usage de majuscules insulaires suggère plutôt le viiie siècle, voire le début du ixe[14],[15].

Le trésor comprend 78 pommeaux et 100 collerettes de poignée, datés sur une large période allant du Ve au viie siècle de notre ère[16].

La plupart des autres objets du trésor semble avoir été liés à la guerre, et cette bande était peut-être attachée à l'origine à un bouclier ou à une ceinture[17]. Aucun des objets n'est lié aux femmes, alors que ce sont d'ordinaire les objets en or anglo-saxons les plus fréquemment retrouvés, ce qui pour certains signifie que le contenu du trésor « fut sélectionné avec soin[6] ».


But


Michael Lewis, le député du "Portable Antiquities Scheme" au British Museum, note qu'il y a deux hypothèses majeures sur les motivations de l'ensevelissement du trésor : soit c'était une offrande aux dieux, soit « un trésor qui fut perdu, ou qu'ils ne pouvaient venir récupérer. » Lewis commente que « de mon point de vue d'homme du xxie siècle, je trouve déroutant que quelqu'un puisse enfouir autant de pièces de métal dans le sol comme offrande. Ça paraît franchement excessif[18] ».

Pour Kevin Leahy, conseiller national de fouilles au "Portable Antiquities Scheme", la quantité d'or est « stupéfiante » et « le travail d'ouvrage est parfait ». C'était, selon lui, le nec plus ultra de ce que les ferronniers anglo-saxons pouvaient faire, et ils étaient bons. Il pense que la trouvaille devait appartenir « à la très haute aristocratie ou à la royauté anglo-saxonne. Il appartenait à l'élite » et remarque que la trouvaille ne se compose pas que d'un butin : les épées ont été spécifiquement choisies et la plupart des objets en or et argent ont l'air d'avoir été intentionnellement ôtés des objets sur lesquels ils étaient précédemment attachés. Si le dépôt était juste de l'or, les emmanchements des ceintures des épées auraient été découverts. Leahy suppose que l'intention, en supprimant les emmanchements en or, peut être la dépersonnalisation des objets, à savoir, supprimer l'identité des précédents propriétaires. Toujours selon lui, les lames peuvent avoir été réutilisées[19].

Leahy observe que le trésor a l'air d'être une collection de trophées, encore qu'il soit impossible de dire si le trésor consiste en un butin d'une seule bataille ou le résultat d'une longue série de succès militaires. Leahy note que « nous ne savons pas non plus qui sont les propriétaires originels ou les derniers, ou qui leur prit, ni pourquoi ils l'enterrèrent ni quand. Ce sera un débat de plusieurs décennies. » De plus, Leahy déclare que les raisons de l'ensevelissement sont inconnues. Il suppose que le dépôt « doit avoir été fait en offrande aux dieux païens ou à cause d'un danger bien réel, qui laissa le trésor perdu. » Leahy note aussi que les travaux futurs amèneront à une meilleure compréhension des raisons qui ont amené à l'ensevelissement du trésor[19]. Il note également que la trouvaille inclut des douzaines de pommeaux - ces attaches décoratives placées au bout des poignées des épées - et dont Beowulf contient une référence, des guerriers enlevant les pommeaux des épées de leurs ennemis[20].


Contexte historique


Aux viie – viiie siècles, le Staffordshire appartenait au royaume de Mercie. Les textes datant de cette époque sont rares ; le principal est l’Histoire ecclésiastique du peuple anglais du moine northumbrien Bède le Vénérable, achevée en 731 ; toutefois, Bède ne semble avoir eu aucun contact en Mercie[21]. L'archéologie et les autres sources littéraires contemporaines (par exemple Brut y Tywysogion) permettent de rassembler des éléments concernant l'histoire culturelle.

Pour Michael Lewis, il est irréaliste de vouloir associer le trésor à un individu en particulier. Il note que le trésor date d'après le règne de Penda, mais d'avant le règne d'Offa, les deux rois de Mercie les plus connus, « si bien qu'il dut appartenir à quelqu'un entre les deux ». Lewis indique que les textes historiques de l'époque dépendent fortement de Bède, qui écrivait d'un point de vue chrétien alors que les Merciens étaient encore probablement païens, ce qui aurait pu l'inciter à les ignorer. Selon lui, le trésor permettra d'avoir un regard nouveau sur les sources littéraires et les personnages historiques de l'époque[18].


Importance


Le trésor a été décrit par Leslie Webster, ancienne gardienne du département de la préhistoire du British Museum, comme « l'équivalent métallique de la découverte d'un nouvel Évangile de Lindisfarne ou Livre de Kells », ajoutant que le trésor « va changer notre perception de l'Angleterre anglo-saxonne aussi radicalement, si ce n'est pas plus, que les découvertes de Sutton Hoo[22] ».

Bland a déclaré : « C'est une découverte d'une importance fantastique. On suppose que les objets ont été enterrés là par leurs propriétaires à un moment difficile, avec l'intention de revenir les récupérer plus tard[5] ».


trésor
trésors en or et pierres précieuse


Conclusion


Ces dix découvertes montrent une chose :

L'histoire est encore sous nos pieds.

Chaque signal peut raconter l'histoire d'un guerrier viking, d'un riche Romain, d'un noble médiéval ou d'un chef celte.

Même si trouver un trésor national reste extrêmement rare, la passion de la détection réside dans cette possibilité extraordinaire :


Le prochain signal pourrait être celui d'une découverte historique.



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